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Rapport d’activités > Plan d’action 2007-2008 > Mot de la présidentePour l’Observatoire du documentaire, l’événement marquant au cours de cette année aura été le départ de Lucette Lupien. Lucette a été une directrice générale hors pair qui a milité sur tous les plans avec grâce et acharnement pour la survie du documentaire. Reprendre son flambeau n’était pas chose facile. Mais elle nous avait royalement pavé la route. Dans son rapport 2006-2007, Lucette recommande, entre autres, de prioriser les activités de représentation, de poursuivre les actions de concertation nationales, de protéger les télévisions éducatives ainsi que la diversité des genres et d’instaurer un programme quinquennal d’aide au long-métrage documentaire destiné aux salles. Elle recommande aussi de créer des alliances avec les associations anglophones pour parler d’une seule voix forte, de planifier un événement annuel dans le cadre de Hot Docs et d’assurer une meilleure présence du documentaire dans les médias. C’est un vaste programme et plusieurs efforts ont été amorcés en ce sens sous sa direction. Des gains ont été réalisés, comme le retour à un format 52 minutes pour le documentaire à Radio-Canada. Mais tout est encore loin d’être gagné pour le documentaire. Début mars 2007, Jean-Pierre Gariépy prend le relais de Lucette. La barre est haute. Mais, comme chacun des membres de l’Observatoire, Jean-Pierre a la passion du documentaire et cette passion est un puissant moteur. Le plan d’action proposé cette année poursuit les objectifs passés de l’Observatoire tout en se concentrant sur l’essentiel: la reconnaissance et le financement du documentaire. Une nouvelle année s’amorce donc, bien balisée, pour nous permettre de mener à terme les combats déjà amorcés. Parmi ceux-ci, l’augmentation des enveloppes budgétaires dédiées au documentaire d’auteur, des cases horaires pour nos films, la création d’un programme permanent d’aide au long-métrage documentaire, la défense des chaînes éducatives, l’aide à la distribution indépendante et le soutien aux festivals. La situation actuelle n’est toujours pas facile pour le documentaire et pour tous ceux qui y travaillent. Le rôle de l’Observatoire me semble plus important que jamais. Le documentaire, c’est d’abord du cinéma. Il doit être reconnu et financé à ce titre et sans discrimination. C’est à nous de veiller au grain, d’assurer sa survie et son avenir. De voir loin. Merci à Lucette, bienvenue à Jean-Pierre. Et merci de tout cœur à tous ceux qui ont donné temps et énergie à l’Observatoire du documentaire tout au cours de l’année. Manon Barbeau Une action, trois approchesPour donner suite aux priorités émises par l’Observatoire du documentaire, en 2006—2007, il est défini lors du conseil d’administration du 11 mai 2007 que l’action principale du regroupement doit encore être centrée sur une importante progression de la reconnaissance et du financement du cinéma documentaire francophone et anglophone, au Canada.
Pour soutenir ces trois actions, l’Observatoire du documentaire peut déjà compter, comme en 2006—2007, sur la contribution de ses membres et sur l’aide de différents partenaires, par des bourses de fonctionnement et événementielles ( C.A.C., C.A.M., FCFVI, SARTEC, SCAM). Il compte aussi développer de nouveaux partenariats constructifs avec de nouvelles agences et institutions. Reconnaissance du documentaireL’Observatoire du documentaire constate encore de graves lacunes sur les principes de base de la reconnaissance du documentaire. La communauté documentaire canadienne a besoin d’une vigoureuse reconnaissance de la part des gouvernements. Avant toute chose et pour préparer le terrain au financement, les ministères, institutions et agences gouvernementales doivent adopter une vision claire et cohérente de la place du cinéma documentaire sous toutes ses formes. Ce genre doit être reconnu et développé au même titre que tous les autres secteurs audiovisuels. Il ne peut pas y avoir de financement adéquat sans assise de reconnaissance. Les temps d’antenne sont coupés. Les enveloppes financières dédiées sont insuffisantes ou inexistantes. On se retrouve encore en 2007, du côté fédéral, avec un programme pilote du long métrage documentaire plutôt qu’avec une structure permanente. La distribution indépendante du cinéma documentaire sous toutes ses formes est encore problématique. En janvier 2007, l’Observatoire du documentaire s’est doté d’une Déclaration Documentaire. Placé en annexe, ce texte en huit points fait état d’une vision complète et créative de la place du documentaire dans notre société. Il constitue la base de toute démarche de reconnaissance du documentaire auprès des institutions. La Déclaration Documentaire souligne l’apport essentiel pour notre société des artisans du documentaire. Des hommes et des femmes qui consacrent leur vie et leur talent pour porter sur tous les écrans des témoignages qui changent nos vies. La reconnaissance du documentaire passe par un respect tangible des cinéastes et des producteurs qui s’acharnent à la réussite des films, ainsi que des distributeurs et télédiffuseurs qui fraient des chemins complexes pour amener ces films devant les spectateurs. Financement du documentaireLe financement du documentaire doit être appuyé fermement par les différents paliers de gouvernement. La communauté documentaire canadienne a besoin d’argent frais, nouveau et permanent, venant des gouvernements. On pourrait croire que cet appui existe déjà. Des programmes sont en place. Des déclarations publiques sont faites en faveur du financement du documentaire. Certaines agences financent de manière constructive, en consultation avec la communauté documentaire. Ce sont des acquis indéniables. Il reste que les enveloppes ne suivent pas la croissance des coûts ou ne sont pas récurrentes. A titre d’exemple, les télévisions éducatives vivent un sous financement dramatique du documentaire. Téléfilm Canada n’a aucun programme permanent de production de long métrage documentaire pour les salles. Les trois approchesLes trois approches se développent simultanément. Gouvernements et agences; FORUM 2007; centre de recherche et d’étude de l’Observatoire du documentaire. Elles sont détaillées dans le tableau du plan d’action. Un calendrier de rencontres statutaires entre l’Observatoire du documentaire et les agences gouvernementales est établi. L’année 2007 — 2008 sera ponctuée de rencontres régulières ayant pour but d’améliorer la reconnaissance et la situation financière du documentaire. Pour chacune de ces rencontres, l’Observatoire du documentaire compte faire des propositions concrètes et tangibles, afin d’améliorer la reconnaissance et le financement du documentaire, et de son évolution sur les nouvelles plateformes. Jean-Pierre Gariépy |
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0.600 le mercredi 1 juin 2011. Conception et mise à jour: DIM.