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Rapport d’activités > Rapport d’activités 2004-2005 > BilanFaits saillants de l’annéeLe Gouvernement canadien a rétabli sa contribution de 100M$ au Fonds canadien de télévision (FCT) pour 2004-2005 et 2005-2006. Le FCT a modifié ses règles en 2004-2005 pour créer des enveloppes de rendement pour les télédiffuseurs; l’objectif est de récompenser le succès auprès de l’auditoire, de simplifier le processus de demande et de réduire les frais administratifs. L’Observatoire s’inquiète de l’impact que ces nouvelles règles pourraient avoir sur le documentaire d’auteur. Un Groupe consultatif sur les politiques visant les documentaires, créé par l’Office national du film du Canada et Téléfilm Canada (auquel s’est joint par la suite le Fonds canadien de télévision), a entrepris des travaux visant à tracer un portrait d’ensemble de la situation du documentaire. Ce comité regroupe l’ensemble, ou presque, des institutions et organismes audiovisuels provinciaux et fédéraux. Le Groupe prévoit déposer à la Ministre du Patrimoine canadien, Liza Frulla, une série de recommandations afin de l’alimenter dans l’élaboration d’une politique du documentaire pour cinq ans à partir de l’exercice 2006-2007. Un rapport d’étape a été rendu public à Hot Docs en avril 2005. Le nouveau directeur général de Téléfilm, Monsieur Wayne Clarkson, a annoncé publiquement son intention d’ouvrir un programme d’aide au long métrage documentaire, comprenant un projet pilote dès cet automne. Des coupures ont été imposées à Téléfilm Canada, à Radio-Canada et à l’ONF. La Société Radio-Canada a pu récupérer, de façon ponctuelle pour 2005-2006, la somme coupée l’an dernier. Depuis 2003-2004, le documentaire à la SODEC bénéficie d’une augmentation de 500 000$. De plus, le long métrage documentaire destiné aux salles de cinéma commerciales est désormais admissible avec l’engagement financier d’un distributeur. Au cours de la dernière année, la Société Radio-Canada a laissé entendre officieusement qu’une plus grande place serait bientôt faite au documentaire d’auteur; nous attendons les résultats. La tendance au succès en salle des longs métrages documentaires se poursuit: The Corporation (Mark Achbar, Jennifer Abbott, Joel Bakan) a fait des recettes de 5M$ à ce jour et devient le 2e long métrage (fiction ou documentaire) le plus performant en salles commerciales au Canada anglais. Du côté francophone, Ce qu’il reste de nous (François Prévost, Hugo Latulippe, ONF) affiche des recettes de plus de 500 000$ et une présence continue en salle depuis plus de 9 mois et Roger Toupin, épicier variété (Benoît Pilon) a connu un franc succès. Le Rapport du Comité de travail sur l’avenir de Télé-Québec a été déposé et nous attendons les décisions de la Ministre du Ministère de la Culture et des Communications du Québec, Madame Line Beauchamp, quant au suivi qu’elle entend y apporter. Le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants (FCFVI), malgré de fortes pressions du milieu pour annuler les coupures subies au cours des dernières années, n’a pas retrouvé son investissement gouvernemental initial. La maison de distribution Cinéma Libre a fermé ses portes, ce qui met en difficulté beaucoup de cinéastes et de petites maisons de production qui se retrouvent sans distributeur. Un groupe s’est mis sur pied, sous l’égide du Conseil québécois des arts médiatiques, pour trouver une solution à moyen et long terme. L’Observatoire suit de près l’évolution du dossier. Distribution La Fête a été acquis par FVR Media (Président: Richard Laferrière) en avril 2005, ce qui assure son avenir pour l’immédiat. La fragilité des petites maisons de production reste entière. Les coupures imposées l’an dernier dans les programmes de création d’emploi fédéraux et provinciaux ont eu — et continuent d’avoir — des effets très dommageables pour les organismes à but non lucratif, en particulier les festivals, les petits diffuseurs, les ateliers d’art médiatique. Les actions de l’Observatoire en 2004-2005D’emblée, la question se pose: En quoi l’Observatoire du documentaire aura-t-il été utile, voire significatif, cette année? D’abord en termes de concertation, rappelons que l’Observatoire du documentaire est le seul organisme qui se consacre exclusivement à la concertation du milieu audiovisuel pour la défense et la promotion du cinéma documentaire. Ainsi le Conseil d’administration de l’Observatoire a tenu douze réunions régulières cette année; c’est donc à 12 reprises que les représentants de neuf organismes audiovisuels majeurs ont réfléchi ensemble sur la situation du documentaire et ont déterminé des interventions à mettre en œuvre en sa faveur. Ainsi l’Observatoire a déposé un Mémoire au Groupe de travail chargé de l’examen de Télé-Québec Pour une télévision citoyenne — Soutenir et développer Télé-Québec. Depuis janvier 2004, en suivi au Forum 2003 Documentaire sur grand écran, l’Observatoire est intervenu à plusieurs reprises auprès de Patrimoine canadien et de Téléfilm Canada en faveur du documentaire d’auteur. Ainsi le programme d’aide à la mise en marché pour les distributeurs a été ouvert au documentaire en avril 2004. Et, ce printemps, le nouveau directeur général de Téléfilm, Monsieur Wayne Clarkson, a réitéré publiquement son intention d’ouvrir un programme d’aide au long métrage documentaire; à l’assemblée générale annuelle de l’APFTQ, le 26 avril 2005, il a annoncé la création d’un projet pilote pour le documentaire dès cet automne. Un mémoire, intitulé Le cinéma documentaire: une expression artistique, un projecteur de démocratie, a été présenté au Comité permanent de Patrimoine canadien qui étudie l’industrie cinématographique canadienne. L’Observatoire a organisé le Forum 2004 Cinéaste du réel: quelle formation pour quel métier? et, pour en assurer le suivi, a mis sur pied un Comité sur la formation continue des documentaristes. L’Observatoire a participé aux travaux du Groupe consultatif sur les politiques visant les documentaires; ce comité a été mis sur pied — sur le modèle de l’Observatoire, soit dit en passant — pour déposer, à la Ministre du Patrimoine canadien, des recommandations concernant une Politique d’aide au documentaire. Il a aussi participé très activement au sous-comité sur l’impact socio-culturel du documentaire qui a piloté l’étude «Breaking new Ground—A Framework for Measuring the social Impact of Canadian Documentaries» réalisée par Erin Research. Il a fait partie du Comité de pilotage du Conseil des ressources humaines du Canada, secteur culturel, pour la réalisation d’une étude sur la Formation des réalisateurs et des producteurs documentaires. Ces recherches, ainsi que le Rapport du Forum 2004, enrichissent et mettent à jour la documentation maintenant disponible sur la formation des documentaristes au Québec et au Canada. Enfin, l’Observatoire a multiplié les rencontres et les échanges avec cinéastes, institutions et organismes afin de rappeler l’importance culturelle, intellectuelle, sociale et politique du documentaire d’auteur pour l’avenir de notre société. Lucette Lupien |
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0.600 le mercredi 1 juin 2011. Conception et mise à jour: DIM.