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Lettre à Monsieur Louis L Roquet, président du Fonds des Médias du Canada
FMC
Montréal, le 25 octobre 2010
Monsieur Louis L Roquet
Président
Fonds des médias du Canada
50, rue Wellington Est, 4e étage
Toronto (ON), M5E 1C8
Cher Monsieur Roquet,
Au moment où se décident les principes directeurs pour l’année 2011-2012,
l’Observatoire du documentaire tient à vous faire part des préoccupations de ses
membres au sujet de la situation du documentaire unique, et en particulier du
documentaire d’auteur, dans le marché francophone.
L’Observatoire estime qu’il est nécessaire de mettre en place des mesures
particulières pour protéger le documentaire unique, surtout le documentaire
d’auteur: celui-ci est devenu particulièrement vulnérable dans
l’environnement actuel, malgré l’intérêt soutenu du public (à la télévision,
en salles mais aussi sur les nouvelles plateformes de diffusion) et la volonté de
plusieurs diffuseurs de programmer ce genre dont l’importance culturelle est
reconnue de tous.
L’Observatoire du documentaire, fondé en 2003, regroupe les principales
associations audiovisuelles professionnelles, ainsi que les institutions, diffuseurs et
distributeurs concernés par le documentaire, tant des marchés francophone
qu’anglophone et ce à travers le Canada.
Les membres de l’Observatoire présentent dans leurs recommandations au FMC des
mesures spécifiques pour protéger le documentaire unique et assurer son
développement.
Les membres de l’Observatoire souhaitent que les mesures à prendre répondent aux
objectifs suivants:
- Garantir le niveau actuel de l’enveloppe documentaire.
- Veiller à ce que le poids du facteur auditoire n’ait pas
d’impact négatif sur l’évaluation de la performance des
documentaires uniques, qui par définition ont plus de difficulté que les séries de tous
genres à obtenir des cotes d’écoute comparables sur une seule année.
- Faciliter le financement des documentaires d’auteur
francophone puisqu’une masse critique significative de ces œuvres
est une condition nécessaire à l’émergence d’œuvres de qualité et
joue un rôle essentiel pour la relève.
- Rendre facultative la composante numérique pour le documentaire
unique et le documentaire d’auteur: en effet cette obligation pose dans
certains cas des problèmes de pertinence et d’éthique sur le plan du contenu et,
sur le plan financier, soumet les projets à des problèmes de financement complémentaire
qui pourraient mettre le genre à risque.
- Soutenir la diffusion du documentaire via les nouvelles
plateformes pour rejoindre le public canadien et international et prévenir
leur diffusion illégale.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à cette lettre
et nous restons à votre disposition pour tout complément d’information.
En vous priant d’agréer, Monsieur le président, l’expression de notre
considération.
— Nathalie Barton, Présidente.
Cette lettre est signée par les membres suivants de l’Observatoire du
documentaire:
- Alliance des arts médiatiques indépendants (AAMI),
- Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC),
- Association québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS),
- Association des producteurs de film et de télévision du Québec (APFTQ),
- Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ),
- Documentaristes du Canada (DOC),
- Guilde canadienne des réalisateurs (GCR),
- Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM),
- Société des Auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC),
- Vidéographe,
- Canal D (les Chaînes ASTRAL),
- Société Radio-Canada (SRC),
- Télé-Québec.
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